lundi 26 septembre 2011

Vie religieuse en Corée : le confucianisme

Confucius


Le confucianisme
Le confucianisme en Corée n’est pas une religion, car Confucius (孔子, 공자 en coréen, 551 ? - 479 av. J.-C.) n’est pas considéré comme un être surnaturel, mais comme un simple philosophe. C’est un code moral pour la vie en société avec une perspective humaniste. Donc il n’existe de dévotion à aucun dieu, mais un respect d’une hiérarchie stricte pour permettre un fonctionnement optimal et sans conflit de la société. L’individu se doit de rechercher le perfectionnement personnel, en tentant de devenir meilleur, en étudiant (et encore aujourd’hui, la vie du lycéen coréen est plus proche d’un enfer que d’une adolescence aux yeux des Occidentaux) et un perfectionnement dans ses relations avec les autres pans de la société.



La Corée a toujours subi l'influence de la Chine, son grand voisin, qui lui a apporté le confucianisme. On considère que l'application pratique de la philosophie de Confucius remonte à la période des Trois Royaumes
Cette doctrine philosophique d'origine chinoise a été religion d’État du XIVe au début du XXe siècle. Seule une petite minorité de Coréens s’en réclame aujourd’hui (moins de 1 %), mais le confucianisme imprègne l’ensemble de la société, en particulier les courants les plus conservateur. Les jeunes générations en rejettent aujourd’hui la mentalité paternaliste qui a conforté les dictatures et régit encore les relations employeurs-employés. « Au niveau famillial, l’influence du confucianisme est prépondérante dans les sacrifices aux ancêtres, le Jour de l’An et le 15 du huitième mois, sans parler des sacrifices anniversaires. La célébration des grands événements de la vie : centième jour après la naissance, mariage, mort, empruntent au rituel confucéen » (Jacques Fabre, l’État des religions)

Yi, le lettré



Confucius II, le retour

Le confucianisme a provoqué des changements profonds et a exercé une influence considérable sur les coréens. Cela a été un composant indispensable du système moral coréen, de la façon de vivre et des lois.
Lorsque Goryeo fit place à la dynastie de Joseon, le confucianisme coréen entra dans une ère nouvelle. Le régime de Joseon fit du confucianisme une véritable idéologie politique, formulant ses principes dans des livres comme Joseon Gyeonggukjeon et Gyeongguk Daejeon. Seonggyungwan, l'académie nationale confucianiste fut fondée lors de la dynastie Joseon. Le confucianisme connut un essor remarquable au cours du règne du roi Sejong (1418-1450). En 1420, Sejong établit le Jiphyeonjeon, la « salle digne », où les lettrés les plus brillants pouvaient poursuivre leurs études et écrire des ouvrages. 

Une autre période d'expansion du confucianisme coréen eut lieu au milieu de la période de Joseon lorsque plusieurs écoles privées firent leur apparition. La première de ces écoles privées fut le Baegundong Seowon fondée en 1542, mais c'est seulement après que Yi Hwang (appelé aussi Toegye, 1501-1570) ait gagné le soutien de l'Etat que l'importance des académies commença à s'épanouir. Le confucianisme de Joseon atteignit son apogée au 16ème siècle avec des penseurs tels que Yi Hwang et Yi Yi (aussi appelé Yulgok, 1536-1584). 

Les grandes cérémonies confucianistes de cette période avaient lieu pour le mariage, les funérailles et l'anniversaire de la mort d'un ancêtre. 

Le confucianisme est aujourd'hui toujours bien visible dans la société coréenne et dans la mentalité des coréens. Quelques rites confucianistes majeurs sont encore aujourd'hui pratiqués comme le Jongmyo Jerye au sanctuaire de Jongmyo et le Seokjeon Daeje à Seonggyungwan.



Un reportage-dissertation pour les personnes les plus intéressées par le sujet

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